ProtectMyId

L'origine de ProtectMyId

Pourquoi ProtectMyId existe

Parce qu'un ingénieur en systèmes d'information a constaté, dans sa propre situation, qu'un document déclaré aux autorités restait inutilisable comme information pour les organismes privés. Le service a été conçu pour combler cet écart.

1er mars 2023

Le vol

Un véhicule professionnel vandalisé en bas d'un immeuble en Île-de-France. Deux minutes d'absence. Une sacoche dérobée avec des ordinateurs portables, des documents, une carte d'identité et un passeport. Le propriétaire dépose plainte le jour même. Il fait refaire ses papiers. Sur le récépissé de plainte, il lit que ses documents sont inscrits dans les fichiers de police (FOVeS), transmis à Interpol et au système Schengen. Cette inscription concerne les contrôles des forces de l'ordre.

Le périmètre des fichiers officiels

Ces fichiers sont consultés par les forces de l'ordre et les douanes. Les banques vérifient l'identité de leurs clients, c'est la loi (KYC). Cette vérification est visuelle : photo, date de validité, hologramme. Les bases qui répertorient les documents volés, DOCVERIF, FOVeS, TES, sont inaccessibles au secteur privé. Un document déclaré aux autorités peut encore être présenté dans un circuit privé, sans que l'organisme n'en soit informé.

Mai à juillet 2023

Les faits constatés

Muni de la carte d'identité volée, un individu se présente physiquement dans une agence bancaire au Havre. Avec des faux bulletins de paie, de faux relevés bancaires aux polices de caractères incohérentes, un IBAN fabriqué, un acte notarié falsifié comportant une faute d'orthographe sur le pays de naissance, il ouvre un compte, obtient une carte Visa Premier, un crédit renouvelable de 3 100 euros, puis un crédit consommation de 20 000 euros. Le tout en un mois. La promesse de domiciliation de salaire n'est jamais honorée.

D'autres comptes sont ouverts dans trois banques différentes. Un véhicule est financé via un organisme de crédit pour près de 57 000 euros. Deux lignes téléphoniques sont souscrites (Orange à Le Havre et SFR à Dijon), ainsi qu'un crédit Orange Bank. Au total, plus de 90 000 euros de fraude documentée par pièces primaires, estimation totale d'environ 130 000 euros en incluant les organismes qui ont clos les comptes sans répondre aux demandes d'accès RGPD. Le tout avec une seule carte d'identité volée.

Novembre 2023

La découverte

Huit mois plus tard, le titulaire légitime constate que ses moyens de paiement sont bloqués. Il est inscrit au fichier d'incidents de la Banque de France. Des incidents de paiement ont été enregistrés à son nom, pour des chèques sans provision émis sur un compte qu'il n'a jamais ouvert, dans une ville où il n'a jamais résidé.

Les réponses reçues

La banque à l'origine du compte estime n'avoir commis aucune erreur. Elle évoque des poursuites en diffamation. La banque dont il est client depuis 25 ans refuse de rétablir ses droits. Trois plaintes successives sont classées sans suite, « faute d'éléments », alors que le dossier comporte des preuves : numéros de compte, adresse de domiciliation fictive, coordonnées du bailleur, du faux employeur, du notaire qui confirme que l'acte est un faux.

Il constitue lui-même le dossier : déplacement sur place, courrier récupéré dans une boîte aux lettres portant son nom, mises en demeure, avis de saisie. L'examen des pièces met en évidence des signatures non comparées, des documents falsifiés acceptés, des contrôles élémentaires non effectués.

2023 à 2026

Les démarches entreprises

Interdit bancaire alors que l'usurpation est établie, il se voit refuser l'ouverture de compte dans une dizaine d'agences : « Votre situation ne nous permet pas de vous accueillir. » La Banque de France confirme l'usurpation et délivre une attestation, tout en rappelant que les banques sont des établissements privés, libres de leurs décisions d'entrée en relation. Après des mois de démarches, un seul directeur d'agence accepte d'examiner le dossier et d'ouvrir un compte. Un seul sur des dizaines.

Une avocate spécialisée en usurpation d'identité indique : « Vous avez déjà fait tout ce que j'aurais recommandé. » Une action contre la banque ? « David contre Goliath. Une perte de temps et d'argent. » Et pour se protéger ? « Le mal est fait. » Trois ans plus tard, une seconde avocate est consultée. La question posée : « En une phrase, pourquoi l'usurpation d'identité est-elle possible en France en 2026 ? » La réponse n'est pas technique : un document déclaré volé reste utilisable auprès des organismes privés.

La création du service

Ingénieur en systèmes d'information, il constate que le problème n'est pas technique. Un système centralisé, sécurisé, permettrait à un organisme de vérifier si un document d'identité a été déclaré, sans exposer les données personnelles du titulaire. Pas besoin de tout savoir : seulement si un document est signalé. La technologie existe. Le registre consultable par le secteur privé, non.

Ses documents volés restent valables jusqu'au 23 septembre 2034. Sans un signalement consultable par les organismes, lever l'interdit bancaire laisserait la même pièce utilisable. C'est de là que naît ProtectMyId.

Des démarches principalement après les faits

Les sources officielles, État, banques, assurances, associations, décrivent surtout les démarches à accomplir une fois les faits constatés : déposer plainte, contacter la Banque de France, vérifier soi-même si des comptes ont été ouverts à son nom. Ces conseils restent indispensables.

ProtectMyId complète ces démarches : un signalement que les organismes partenaires peuvent consulter avant d'agir.

entre 300 000 et 400 000 personnes concernées par an en France (estimations)

94 % des Français déclarent craindre l'usurpation d'identité (Archimag 2024)

1 à 3 ans de démarches administratives et judiciaires (France Victimes)

2 % de taux de condamnation

Pas de registre centralisé consultable par les organismes privés en France

Des dispositifs comparables à l'étranger

Des pays européens et extra-européens ont mis en place des registres consultables par les organismes. Ces exemples confirment qu'un signalement vérifiable est opérable.

BE

Belgique, CHECKDOC + DOC STOP : vérification en temps réel pour les banques. Résultat HIT/NO HIT en secondes. Gratuit, avec API. Obligatoire pour la conformité anti-blanchiment.

NL

Pays-Bas, VIS : registre centralisé alimenté par la police, les transports et l'état civil. Les organismes vérifient instantanément.

AU

Australie, DVS : 14 types de documents vérifiables 24h/24 en temps réel. Utilisé par les banques et télécoms.

EE

Estonie, Identité numérique avec PKI : aucun cas d'usurpation électronique recensé en 20 ans sur ce canal.

DE

Allemagne, Listes de révocation pour la carte d'identité électronique. Blocage de la fonction eID.

FR

France, Le fichier FOVeS est réservé aux forces de l'ordre. Les banques n'y ont pas accès. Entre 300 000 et 400 000 personnes concernées par an (estimations).

ProtectMyId est né d'un besoin constaté en France, pas d'une imitation. Le pays compte entre 300 000 et 400 000 personnes concernées par an (estimations) et ne disposait pas d'un registre privé consultable. Les dispositifs belges, néerlandais ou australiens montrent qu'une vérification simple est possible.

Notre mission

ProtectMyId ne remplace pas la police, ni la justice, ni les procédures bancaires. Le service crée le lien entre la déclaration d'un citoyen et les organismes qui acceptent des documents d'identité, afin qu'ils puissent vérifier si la pièce a été signalée.

Gratuit pour les particuliers, toujours

Données chiffrées (AES-256)

Conforme RGPD de bout en bout

Conçu à partir d'une situation réelle et documentée

Questions fréquentes

À propos de ProtectMyId

Qui édite le service, sous quel statut, et comment nous joindre.

Qui est derrière ProtectMyId ?

ProtectMyId est éditée par une société par actions simplifiée française, immatriculée le 15 mai 2026, dont le siège est à Asnières-sur-Seine. Nelson Dan en est le fondateur et le directeur de la publication. Les coordonnées complètes figurent dans les mentions légales.

ProtectMyId est-il une association ou un service public ?

Non, ni l'un ni l'autre : c'est une société commerciale. Le service reste gratuit pour les particuliers parce qu'il est financé par les organismes professionnels qui interrogent le registre, pas par les personnes qui déclarent leurs documents.

L'histoire racontée sur cette page est-elle réelle ?

Oui. Cette page relate l'expérience du fondateur de ProtectMyId, à l'origine du projet. Les démarches, les délais et les réponses reçues sont ceux constatés à cette occasion.

Le service existe-t-il hors de France ?

Non, pas aujourd'hui. ProtectMyId opère en France. Cette page décrit les dispositifs comparables mis en place dans d'autres pays, et ce qui les distingue de la situation française.

Peut-on vous contacter directement ?

Oui. Un formulaire est disponible sur la page contact. Les coordonnées de l'éditeur (adresse postale, téléphone, email) figurent dans les mentions légales.

Un dispositif complémentaire, au service des citoyens et des organismes

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